“Histoire d’un bonheur”

Il y a quelques jours, j’ai reçu un email de la part de Geneviève Damas, m’invitant à la librairie À Livre Ouvert pour la présentation de son deuxième roman, Histoire d’un bonheur. J’ai eu la chance de la rencontrer il y a quelques années, quand j’étais en cinquième secondaire. Notre prof de français avait invité Geneviève pour organiser un atelier d’écriture, quelque chose dont je rêvais depuis longtemps.

À 16 ans, j’adorais écrire. Non, vraiment, j’écrivais sur tout et n’importe quoi. J’aime toujours autant écrire mais c’est vrai que j’y dédie moins de temps. On ne devrait pas avoir d’excuse pour ne pas écrire, surtout s’il s’agit d’écrire pour soi-même. J’adorais donc écrire et j’avais hâte d’apprendre encore plus de choses grâce à cet atelier. Geneviève nous a non seulement guidés à travers cet exercice d’écriture mais elle nous a aussi ouvert beaucoup de portes. Ce que j’ai surtout apprécié, c’est sa façon de nous guider tout en laissant notre liberté d’imagination et notre personnalité se dévoiler à travers nos mots. C’est aussi grâce à elle que j’ai découvert de grands auteurs comme Romain Gary ou Paul Auster.

Hier, donc, me voilà arrivée sur place, dans un vrai refuge que je visitais pour la première fois. On ne croirait pas du tout qu’on est juste à côté du Woluwe Shopping Center et son affluence du samedi après-midi. C’est là que je me suis demandée comment j’ai pu passer à côté de cette chouette librairie, toute cosy. Et c’est aussi là que je me suis rendu compte que ça faisait un bail que je n’avais plus mis les pieds dans une librairie. Une vraie librairie, avec des vrais livres imprimés et non une galerie de e-books sur mon iPad. À pleurer. Rédiger un mémoire, c’est chouette. Moins chouette pour ma vie littéraire: tous les romans achetés ces derniers mois ont encore le ticket de caisse et attendent patiemment que je les dévore.

Quelques minutes après, Geneviève et Jean-Claude Vantroyen du journal Le Soir entament la discussion à propos du roman, menée par des questions très pertinentes avec des touches d’humour. Geneviève, comme d’habitude, répond de façon très naturelle et spontanée et nous fait sourire en parlant de son rapport face à l’écriture. Elle arrive toujours à nous surprendre et nous inspirer par sa simplicité. Une simplicité toutefois si sophistiquée que j’ai redécouvert dans son premier roman, Si tu passes la rivière. C’est le genre de roman qui nous rappelle ce qui est important dans la vie et où tout le monde peut retrouver un morceau de son propre vécu. Une des leçons que j’ai retenue hier est celle de ne jamais se poser trop de questions, de se laisser surprendre par la vie. On ne sait pas exactement où l’on va, à la minute près? Ce n’est pas trop grave…🙂

La rencontre d’hier m’a aussi rappelé que je devrais acheter l’oeuvre intégrale de Paul Auster. J’ai seulement lu Tombouctou dans le cadre de l’atelier d’écriture, qui nous avait aidé à tracer le fil rouge de la nouvelle que nous devions écrire. Ce qui rend Paul Auster génial, selon Geneviève, c’est le fait qu’on puisse lire ses oeuvres sans jamais se sentir idiot. Il y a une double perspective: l’histoire de base est racontée de façon simple, à la portée de tous mais on retrouve derrière un aspect philosophique aussi. Et si on passe à côté de ce côté philosophique, cela n’empêche pas le lecteur de suivre l’histoire.

Une surprise à la fin de la présentation nous attendait: un monsieur au premier rang lève son bras pour remercier Geneviève de lui avoir appris à écrire et l’encourager. André Hankar, un monsieur impressionnant, vient de publier son premier livre, Confidences africaines, à 91 ans. Oui, 91 ans. Comme l’a bien dit M. Vantroyen, il n’y pas d’âge pour devenir écrivain! 

Article relié: If I would cross the river

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3 thoughts on ““Histoire d’un bonheur”

  1. Le moment magique de la soirée a été quand elle a été invitée à lire quelques lignes de son dernier roman “Histoire d’un bonheur”. Elle une fois de plus prouvé ses talents de comédienne et pendant quelques instants nous avons eu le personnage juste en face de nous.

  2. Pingback: If I would cross the river | In search of Right Words

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